Instituée par la Loi de finances du 13 juillet 1925, la taxe d’apprentissage est un impôt, dont le champ d'application est régi par l'article 224 du Code Général des Impôts (CGI). Elle est définie dans la loi N° 71-578 du 16/07/1971 comme étant : "La participation des employeurs au financement des premières formations technologiques et professionnelles". L’article 224 du CGI précise : « Il est établi une taxe, dite taxe d’apprentissage, dont le produit net des dépenses admises en exonération … est versé au Fonds national de développement et de modernisation de l’apprentissage… » A noter : La taxe d'apprentissage ne doit pas être confondue avec la participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue, régie par les articles 235 ter C et suivants du CGI : «Tout employeur doit concourir au développement de la formation professionnelle continue en participant, chaque année, au financement des actions de formation de son personnel ou de demandeurs d’emploi…» La Loi de Finances 2005, (Loi 2004 – 1484 du 30 décembre 2004 / publiée au J.O. du 31 décembre 2004) institue une Contribution au Développement de l’Apprentissage (CDA) dont le produit est destiné aux Fonds Régionaux de l’Apprentissage et la Formation Continue.
Les principales entreprises assujetties à la taxe d’apprentissage sont :
Sont affranchies de la taxe d'apprentissage : (art. 224 al.3 et art. 206 CGI)
Nouvelle législation : Elle concerne le « Quota alternance »(voir P2). Il y a désormais obligation pour les entreprises de plus de 250 salariés d’avoir un effectif sous contrat d’alternance (apprentissage et professionnalisation) de 3% en 2008 de l’effectif de l’entreprise. En cas de non-respect : Le taux majoré de la Taxe d’apprentissage sera de 0.6% de leur masse salariale au lieu de 0.5%. La Contribution au Développement de l’Apprentissage (CDA), créée par le LF4 2005, est différente de la taxe d’apprentissage, mais peut être recouvrée et collectée sur le même support déclaratif. Son taux s’élève à 0.18% de la masse salariale pour la collecte 2009.
La taxe d’apprentissage est un impôt (Métropole / DOM). Son taux est de 0,5 % de la masse salariale pour les entreprises sur le territoire français, à l’exception des entreprises situées dans les départements du Bas-Rhin (67), Haut–Rhin (68) et Moselle (57), dont le taux est de 0,26 %. La période à envisager est l’année civile d’assujettissement.
L’assiette de la taxe d’apprentissage est identique à celle des cotisations de sécurité sociale pour le régime général. Le montant à prendre en compte est celui figurant sur la ligne 16 A de votre déclaration annuelle des données sociales (DADS). La Masse salariale inclut principalement :
CDA : contribution au développement de l’apprentissage.
FRAFPC : Fonds Régionaux de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue.
FNDMA : Fonds National de développement et de modernisation de l’apprentissage.
CFA : Centre de formation des apprentis.
SA : Section d’apprentissage.
UFA : unité de formation par l’apprentissage.
Le Quota d'apprentissage est destiné à financer les Centres de Formation d'Apprentis (CFA) et les sections d’apprentissage. Les entreprises qui accueillent un ou plusieurs apprentis avec lesquels un contrat régulier d’apprentissage a été passé, doivent obligatoirement verser au CFA ou à la section d’apprentissage où est inscrit cet apprenti. Le montant est au moins égal au coût par apprenti fixé par la convention de création du CFA, pour chaque apprenti présent dans l'entreprise à la date du 31 décembre de l’année civile d’assujettissement.
Le Hors Quota représente la taxe brute minorée du quota d'apprentissage. L’entreprise doit observer la répartition des dépenses en faveur des premières formations technologiques et professionnelles selon les niveaux de formation ainsi définis : (art. R 6241-
1. catégorie A : niveaux V et IV
2. catégorie B : niveaux III et II
3. catégorie C : niveau I.
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Catégorie A (ex : Ouvriers Qualifiés) |
• CPPN (classe préprofessionnelle de niveau) 4ème • 3ème comportant un module de découverte professionnelle de 6 h. • Dispositif d’alternance dans les classes de 3ème et 4ème • CPA (classe préparatoire à l’apprentissage) • CIPPA (cycle d’insertion professionnelle par alternance) • CLIPA (classe d’initiation préprofessionnelle en alternance) • Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) • Brevet d'Enseignement Professionnel (BEP). • Bac Technologique et Professionnel |
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Formation d’insertion, formation Professionnelle < BAC Niveau V et IV de l’éducation nationale |
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Catégorie B (ex : Cadres Moyens) |
• BTS • DUT, IUT • DEUST • Licence professionnelle • Maîtrise, MST, MS Master I. |
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Formation professionnelle et Technologique > BAC < Maîtrise Niveau III et II de l’Education Nationale |
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Catégorie C (ex : Cadres Supérieurs) |
Écoles de haut enseignement économique et commercial, laboratoires • Ecoles d'Ingénieurs publiques ou privées • UEF préparant au DESS et au diplôme d’ingénieur docteur • DEA sur habilitation • Certains Masters sur habilitation |
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Formation professionnelle = Master Niveau I de l’Education Nationale |
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Catégorie |
Niveaux de formation |
Pourcentage affecté |
Anciennement |
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A |
Niveaux IV et V |
40% |
Ouvriers qualifiés (OQ) |
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B |
Niveaux II et III |
40% |
Cadres moyens (CM) |
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C |
Niveau I |
20% |
Cadres supérieurs (CS) |
Les pourcentages prévus peuvent être cumulés par l’entreprise entre deux catégories voisines (partiellement ou totalement) au profit d’une seule de ces catégories. Cette procédure permet à l’entreprise de verser la part réservée à deux catégories voisines à un seul établissement, même si celui-ci n’assure pas la formation correspondante à l’une de ces catégories.
Remarque : Subventions en Matériels : (anciennement «Subventions en nature»)
Les subventions sous forme de matériels sont maintenues (Premier alinéa du I. et du II. 2° de la loi n°71-578 du 16 juillet 1971 modifiée). En cas de subvention en matériels, l’exonération ne sera accordée qu’à condition que le matériel présente un intérêt pédagogique incontestable, en relation directe avec les formations dispensées dans l’établissement.
La législation a renforcé les obligations et les prérogatives des ces derniers, qui sont appelés à être des auxiliaires de l’administration fiscale pour l’intégralité des flux relatifs à la taxe d’apprentissage. L’intermédiation des OCTA est désormais obligatoire. (art R. 6214-
Les entreprises assujetties restent libres d’orienter, dans le respect des règles complexes et via un organisme collecteur, des versements au bénéfice d’établissements habilités de leur choix. Elles peuvent s'acquitter de leur taxe d’apprentissage auprès de l'OCTA de leur choix.
L’entreprise conserve donc la liberté :
Les règlements à un collecteur doivent être effectués avant le 1 mars.
En cas de retard, défaut ou insuffisance de paiement de
Un intérêt de 0.75% par mois de retard de la date d’exigibilité.
Une majoration de 40% en cas de mauvaise foi et de 80% en cas de manoeuvres frauduleuses.
En cas d’exonération trop importante, la majoration est de 10%.