1 ) Une Gourmandise / M. Barbery
« C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d’enfance ou d’adolescence….»
2 ) Mangez moi / Agnès Desarthe
« Suis-je une menteuse ? Oui, car au banquier, j’ai dit que j'avais fait l'école hôtelière et un stage de dix-huit mois dans les cuisines du Ritz. »
3 ) Chocolat amer / Laura Estivel
« Le regard de Pedro sur son corps lui avait fait le même effet que l'huile bouillante au contact d'une pâte à beignets. C'est écrit, rien ne pourra les séparer. »
4 ) Une pièce montée / Blandine Le Callet
« Ca n’est pas le moment de penser qu’un mariage sur trois s’achève par un divorce au bout de cinq ans. »
« Autrefois, nous tendions Rosemarie, Mira et moi, de vieux rideaux de tulle entre les arbres, et c’est là, dans ce que nous considérions comme nos maisons de fées, que nous jouions de longs et complexes drames d’amour. »
6 ) Les fraises de la mère d’Anton / K. Hacker
« Car elle remarquait quand elle avait oublié quelque chose. Il fallait qu’elle se concentre et qu’elle respire calmement. Elle retournait à l’endroit d’où elle venait, ou au contraire ne bougeait pas. Elle essayait d’énumérer ce qui pourrait l’aider à retrouver ce qui lui échappait. Ses pensées ne dérapaient pas, elle ne butait pas, c’était plutôt comme si elle touchait quelque chose qui cédait à son contact et se désagrégeait. »
7) Ritournelle de la faim / Le Clézio
« Elle avait dix-huit ans. Elle n'avait rien vécu, rien connu, et pourtant c'était elle qui savait tout, qui comprenait tout. »
8 ) Le lièvre de Vatanen / A Paasilinna
« Les policiers raccompagnèrent dehors Vatanen, le commissaire et le lièvre.L’agent de service dit au commissaire : « J’avais tout de suite vu que ce Vatanen était un type bien. »
9 ) Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates / M. Shaffer
« Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : "La vie continue", pour me réconforter.
Quelle bêtise me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue.
Ian est mort et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin.
Mais peut-être y aura-t-il une fin à la tristesse. »